Voyage en Géorgie : notre itinéraire complet d’une semaine entre Tbilissi, Batoumi et les montagnes de Svanétie.

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J’ai toujours eu pour projet de voyager dans le Caucase. C’est pour cela que j’ai commencé à planifier mon itinéraire de voyage en Géorgie assez rapidement quand on s’est décidé avec un ami. Nous avions pour mission de visiter l’Arménie et la Géorgie en 2 semaines. Dans cet article je vous décris notre itinéraire d’une semaine en Géorgie.

Ces deux pays se combinent très bien en un seul voyage. J’ai déjà rédigé un article sur la partie consacrée à l’Arménie, à retrouver ici

La Géorgie reste aujourd’hui une destination dont on ne parle pas assez. Pourtant, un voyage dans ce pays du Caucase à quelques heures de vol de Paris vaut vraiment le détour. Le pays, bien que traditionnel, offre des ambiances totalement différentes. En une semaine de voyage en Géorgie on a pu découvrir une capitale à taille humaine. Mais aussi une côte animée et moderne et bien sûr les montagnes avec les villages isolés où l’on se sent seul au monde. 

Dans cet article on partage notre itinéraire de road trip complet sur 7 jours, nos impressions sur ce pays, l’histoire, la cuisine généreuse, la nature spectaculaire et aussi la gentillesse de la population. On vous partage également nos conseils pratiques. Personnellement, nous n’avions pas réservé de logement à l’avance pour être plus flexibles. Vous pouvez bien sûr adapter en fonction de vos envies l’itinéraire.

N’hésitez pas aussi à découvrir nos autres destinations, comme par exemple notre voyage de deux semaines au Japon.

Que faire en Géorgie ? Notre top 5.

Nos 5 essentiels à voir lors d’un voyage en Géorgie :

  1. Tbilissi : se perdre dans les ruelles de la vieille ville.
  2. Prendre la route spectaculaire vers Mestia et la région de Svanétie.
  3. Ushguli, l’un des plus hauts villages d’Europe.
  4. Batoumi, découvrir le “Dubaï” de la mer noire.
  5. Borjomi et ses sources d’eau.
Ushguli, voyage en Géorgie

Préparer son voyage en Géorgie : conseils pratiques avant le départ

Tout comme notre expérience en Arménie, nous nous sommes vraiment sentis bien accueillis par les locaux. Nous avons, à plusieurs reprises, été invités à boire du thé. Un de nos hôtels nous a même conviés au barbecue familial! Les gens sont curieux, chaleureux et, en tant que Français, nous étions très bien reçus par les Géorgiens. Bien que la Géorgie fasse partie de l’ancien bloc de l’URSS, beaucoup moins de gens parlent le russe qu’en Arménie. Il s’agit surtout de personnes ayant vécu à l’époque soviétique. Les jeunes, eux, parlent généralement assez bien anglais pour se faire comprendre. Comme dans tout voyage, Google Traduction se révèle également être un bon ami. Les Géorgiens vous aborderont facilement dans la rue pour vous poser des questions ou tout simplement discuter. Vous pourrez également le faire si vous avez besoin d’aide.

Monnaie : le lari (GEL)

Fuseau horaire : +3 h par rapport à la France.

Langue : géorgien, mais les jeunes parlent généralement anglais. Les personnes ayant vécu au temps de l’URSS parlent aussi souvent le russe.

Sécurité : très bonne, même dans les zones reculées, attention tout de même beaucoup de zone sans réseau.

Accès : Pas besoin de Visa pour les citoyens français.

Population : très chaleureuse et curieuse des voyageurs étrangers.

Bien que la Géorgie ait pris un virage occidental à la chute de l’URSS, encore beaucoup de constructions reflètent le passé. Elles côtoient des quartiers modernes, ce qui rend la visite encore plus intéressante. Le pays est très fortement religieux, le christianisme étant arrivé dès le 4e siècle. Aujourd’hui près de 90% des Géorgiens se considèrent chrétiens orthodoxes. Il y a également des populations musulmanes vivant par exemple près de l’Azerbaïdjan ou en Adjarie à la frontière turque.

Trouver un vol pas cher vers la Géorgie

La Géorgie est de mieux en mieux reliée à la France par les airs. Et avec le développement des compagnies low cost, elle devient de plus en plus accessible.

La capitale, Tbilissi, est desservie, en plus d’Air France et de la compagnie locale Georgian Airways, par Transavia depuis Paris Orly. On peut trouver des allers-retours à partir de 180€ environ.

Mais on peut faire mieux : Wizz Air dessert la ville de Koutaïssi, au centre du pays, depuis Paris (Beauvais) et Lyon. On peut faire l’aller-retour pour moins de 100€ dans ce cas-là. C’est vraiment pas mal pour un vol de plus de 4 heures.

Il y a aussi un aéroport international à Batoumi sur la mer Noire. Mais il n’y a pas de vols directs depuis la France.

Découvrir une destination dépaysante pour ce prix, c’est clairement un bon plan!

Astuce : Vérifiez s’il y a des bons plans vols en ce moment sur notre page dédiée.

Quand partir en voyage en Géorgie ?

Nous sommes partis faire notre voyage d’une semaine en Géorgie au mois de juillet. Contrairement à l’Arménie où on a eu très chaud (et où j’ai eu des brulures à cause du soleil en montagne, n’oubliez pas la crème solaire!) nous avons trouvé que c’est une bonne période pour la Géorgie.
Si c’était à refaire j’irais plutôt à partir de mi-juin pour profiter des jours plus longs.

En partant plus tôt vous prenez le risque d’avoir encore des routes fermées à cause de la neige en montagne. Vous ne pourrez pas non plus vous baigner dans la mer Noire qui sera encore trop fraiche.

En septembre, les jours commencent à diminuer, mais je pense que cette saison est aussi très propice à la découverte de la Géorgie. En effet, la majorité des touristes viennent l’été.

L’hiver, il est possible de découvrir la Géorgie autrement. Les routes et villages d’altitude seront sûrement non atteignables, mais vous pourrez profiter des nombreuses stations de ski.

Comment se déplacer en Géorgie ? La location de voiture pour plus de liberté.

Comme pour chacun de nos voyages en mode road trip, louer une voiture en Géorgie s’est révélé être l’un des meilleurs choix que l’on ait faits. Le pays est idéal pour ça : les routes a perte de vue qui s’enfoncent dans les montagnes, les vallées perdues où le temps semble s’être arrêté, les villages isolés… Impossible de profiter de tout ça sans être autonome. Grâce à la voiture, on a pu atteindre des coins totalement isolés, parfois à peine accessibles.

Pour la location, rien de compliqué : on est passés par une agence internationale à Erevan (car nous sommes partis de là-bas). Cela permet souvent d’éviter les mauvaises surprises. Si vous n’êtes pas sûrs de vous, je ne peux que vous recommander de jeter un œil à notre article dédié aux conseils pour louer une voiture sans avoir d’ennuis, ça vous évitera bien des tracas.

Côté routes, la Géorgie est un mélange surprenant. Dans les alentours des grandes villes, tout est relativement facile : routes asphaltées, circulation fluide, stations-service partout. Mais dès qu’on s’enfonce dans les montagnes, que ce soit vers Kazbegi, la Svanétie ou le sud du pays, l’atmosphère change. Le bitume laisse parfois place à des pistes cabossées, et il n’est pas rare de devoir slalomer entre les nids-de-poule. On vous conseille vraiment d’opter pour un 4×4 ou, au minimum, un véhicule un peu surélevé. Surtout avoir une roue de secours. Il faut tout de même noter que beaucoup de routes sont réparées et entretenues. On voit que le pays modernise le réseau routier.

Autre détail typique : les animaux sur la route. Vaches au milieu du chemin, chevaux en liberté, chiens errants qui traversent sans regarder… c’est presque folklorique, mais mieux vaut garder son sang-froid. Et surtout, ne pas être pressés. Il faudra parfois patienter derrière un troupeau entier avant de pouvoir passer.

La nuit tombée, la vigilance doit être encore plus grande. En dehors des villes, l’éclairage est quasi inexistant et certaines routes sont mal délimitées. Si vous pouvez éviter de conduire après le coucher du soleil, votre voyage n’en sera que plus serein.

Bonne nouvelle : les stations-service sont nombreuses et le stationnement, souvent simple. Et pour finir, oui : votre permis français suffit.

Conseil : Hors Europe, on vous recommande de rouler avec un permis international. Vous pouvez faire la demande en ligne et le recevoir en quelques semaines à son domicile.

Itinéraire d’une semaine en Géorgie

Arrivée en Géorgie et première soirée à Tbilissi

Etant arrivé la jour même par avion à Erevan, en Arménie voisine nous avions pour idée de conduire directement jusqu’à Tbilissi et donc arriver dans l’après midi. Mais ayant eu quelques aventures avec ma valise, nous sommes partis plus tard que prévu.

Nous sommes passés en Géorgie avec notre voiture de location via le poste frontière au point de passage Bagratashen – Sadakhlo. Tout s’est très bien passé, et nous avons donc continué notre route vers Tbilissi, en notant que la route est en meilleur état que celle avant la frontière.

Nous arrivons en début de soirée à notre guest house en plein cœur de la vieille ville. Malheureusement, tout ne se passe pas comme prévu: nous devions avoir une chambre séparée, pourtant l’hôte nous montre nos lits : ils sont situés dans le couloir, où passent les autres résidents. N’ayant pas de solutions, nous décidons de changer d’hébergement : nous avons trouvé en dernière minute un hôtel bien noté et, pour un petit budget, seul bémol, nous sommes plutôt en périphérie que dans le centre: pas grave, on a une voiture et les transports en commun sont bien développés à Tbilissi.

Après avoir laissé nos affaires à l’hôtel, on retourne dans la vieille ville à la tombée de la nuit. Nous découvrons ses maisons en bois aux balcons sculptés, ses ruelles pavées, ses façades irrégulières, ce qui donne un vrai charme à ce quartier. Après avoir marché un peu dans le quartier, nous allons diner dans un restaurant traditionnel en prenant des Khinkali (raviolis géorgiens) accompagnés de Khachapuri (pain au fromage).

Explorer Tbilissi : une capitale pleine de vie

Après une bonne nuit de sommeil, nous reprenons la visite de la capitale géorgienne. Nous retournons en premier lieu en direction de la vieille ville.

On commence par visiter le quartier Abanothubani dit des « bains ». Le quartier a été bâti sur des sources d’eaux chaudes sulfureuses et il y a plusieurs établissements thermaux ou plus simplement des bains dans ce quartier. Un des plus beaux bains est l’Orbeliani avec sa façade qui ressemble à une mosquée. Plus généralement ce sont les petits dômes en briques qui sont emblématiques de ces bains.

Conseil : Nous n’avons pas eu le temps, mais on vous conseille vraiment de tester ces bains.

Prenez le temps de vous balader dans le quartier, plus précisément autour de la rue Betlemi, c’est surement le plus touristique de la ville et ce n’est pas pour rien! Un vrai labyrinthe de ruelles, balcons en bois, escaliers et vieilles maisons.

Direction ensuite la forteresse de Narikala, qui date du 4e siècle. Sitée sur une colline, elle surplombe la ville. On y monte en téléphérique ou à pied. La vue y est incroyable : on voit tout Tbilissi.

Voyage en Géorgie la capitale

Direction ensuite Freedom Square, une des places centrales de la ville. Dans les alentours vous trouverez beaucoup de restaurants et de cafés. De là, continuez vers le pont de la Paix, un pont moderne qui montre le contraste de Tbilissi. En effet, on y trouve tant des constructions anciennes que soviétiques mais aussi des bâtiments modernes.

De l’autre côté du pont, il faut voir la cathédrale de la Trinité de Tbilissi, moderne car construite dans les années 2000, mais très imposante!

N’hésitez pas à lire notre article plus détaillé sur Tbilissi qui vous donne encore plus de conseils et de lieux à voir. Vous pouvez également lire notre article sur Erevan, la capitale de l’Arménie voisine.

Route vers Batoumi avec arrêt à Koutaïssi et au Martvili Canyon

Que voir à Koutaïssi et au Martvili Canyon ?

Le soir même nous avons pris la route en direction de la mer Noire avec un premier arrêt à Koutaïssi à environ 200 kilomètres de Tbilissi. Je vous conseille de l’utiliser comme étape pour y passer la nuit si vous partez assez tard de la capitale. La route en soi est bonne car il s’agit le plus souvent d’une autoroute. Koutaïssi est beaucoup plus calme que la capitale, c’est la 3e ville du pays. C’est d’ailleurs que vous arriverez si vous prenez un vol avec Wizz Air.

cathédrale Bagrati

On profite donc de notre pause pour visiter le marché local, mais aussi la cathédrale Bagrati construite au 11e siècle et classée au patrimoine de l’UNESCO. Elle a été détruite lors d’une conquête ottomane au 17e siècle et a seulement été restaurée à partir des années 1950 avec la pose de la coupole dans les années 2010. Si vous avez le temps, à proximité de Koutaïssi, vous pouvez voir le monastère de Ghélati.

Le lendemain, départ très tôt pour aller voir le Martvili Canyon. On ne s’attendait vraiment pas à découvrir un endroit aussi beau. L’eau turquoise y serpente entre les gorges. Il y a des passerelles en bois qui permettent de prendre un peu de hauteur pour admirer le canyon sous tous les angles. Et il y a même la possibilité de faire un petit tour en barque dans un passage étroit où les parois se resserrent.

Martvili Canyon

Conseil : Arriver avant 11 h pour éviter les groupes, et privilégier le matin pour profiter des plus belles couleurs: la lumière fait ressortir les nuances bleues de l’eau comme nulle part ailleurs.

Suite de notre voyage en Géorgie : Arrivée à Batoumi, le Dubaï du Caucase

On continue ensuite notre route, et là… changement total de cadre. En arrivant à Batoumi dans l’après-midi, on a presque l’impression d’avoir changé de pays. Les palmiers bordent les avenues, les néons s’allument un par un alors que la soirée progresse, les buildings modernes se reflètent sur la mer Noire…

Batoumi pendant notre voyage en Géorgie

Rien à voir avec le reste de la Géorgie. La promenade en bord de mer s’anime au fur et à mesure que la nuit tombe : musique qui sort des bars, boîtes de nuit, casinos lumineux, familles qui se promènent, touristes qui profitent de la douceur du soir.

Batoumi la nuit

Une vraie ambiance balnéaire, un peu décalée quand on a passé la journée dans les montagnes ou dans des villages tranquilles. Personnellement, ce n’est pas vraiment ce qu’on était venu chercher en Géorgie, mais ça fait partie du voyage : et c’est toujours intéressant de voir cette autre facette du pays. Surtout qu’on ne dit jamais non à un plongeon dans la mer!

Batoumi et les montagnes d’Adjarie

Après avoir passé un peu de temps à la plage, puis avoir fait une balade sur la promenade, nous décidons d’aller explorer l’arrière-pays.

Promenade à Batoumi

En s’éloignant de Batoumi, on constate que l’ambiance change rapidement. À peine la côte derrière soi, la route s’élève rapidement dans les montagnes et révèle un tout autre visage de l’Adjarie. Les paysages deviennent plus verts, et ils sont parsemés de petites fermes, de vieilles maisons en bois et toujours de vaches qui traversent la route ou font leurs siestes dessus.

La cascade de Makhuntseti est l’un des premiers arrêts incontournables. Encastrée dans la roche, elle se dévoile dans un décor presque théâtral, avec un vieux pont en arc qui ajoute un charme unique à l’endroit. Arriver le matin permet de profiter d’une lumière douce et d’un cadre plus calme, avant l’arrivée des visiteurs.

C’est étonnant de découvrir un tel décor si près de la mer Noire. L’altitude apporte un sentiment de liberté et cette impression d’être loin de tout. Surtout par rapport à la ville moderne qu’est Batoumi.

Nous faisons demi-tour en direction des ruines du 6e siècle du château de Gvara. Il faudra monter environ 300 marches pour atteindre le château.

Puis, nous continuons simplement à parcourir les petites routes qui traversent le Machakhela Planned National Park. Plus loin, les plateaux d’Adjarie révèlent une ambiance encore plus calme. Vous y trouverez des prairies, des chalets de bergers isolés, de nombreuses cascades ou encore des sentiers de randonnée pour marcher.

Chateau Adjarie

Il y a plusieurs fermes qui proposent de déguster des plats locaux ou du vin fait maison.

L’adjarie avec sa capitale Batoumi est une région assez particulière en Géorgie car étant à la frontière avec la Turquie, on ressent l’influence ottomane. Ici, les adjares, bien que majoritairement chrétiens, sont aussi pour certains musulmans. À Batoumi et dans les villages vous pourrez d’ailleurs voir des mosquées.

Au final, l’arrière-pays de Batoumi est sûrement l’une des surprises du voyage. Peu de visiteurs s’y aventurent, et pourtant c’est l’une des régions les plus authentiques et les plus grandioses de Géorgie. Je vous conseille vraiment de quitter la côte et de visiter l’arrière-pays de Batoumi.

Route vers Mestia : bienvenue en Svanétie

Trajet vers Mestia

Nous quittons Batoumi et longeons la côte jusqu’à la ville portuaire de Poti. C’est une ville industrielle, donc pas grand-chose à voir. Par contre, sur le chemin, nous faisons quelques arrêts pour nous baigner et nous avons été agréablement surpris : des plages sauvages où on accède encore directement en voiture sur le sable, expérience 4×4 garantie! Mais aussi de petites stations balnéaires à taille humaine et moins « grande ville » que Batoumi. On pense par exemple à Kobuleti et sa belle plage de galets. C’est sûrement ici que je reviendrais et non à Batoumi, où j’irai passer une soirée ou deux. En plus, il y a seulement une demi-heure de route ou 20 minutes en train entre les deux villes.

La bifurcation vers les terres et la montagne se fait donc à Poti. De là on roule environ 1h30 jusqu’à Zougdidi, dernière grande ville avant de commencer à réellement entrer en Svanétie. Ici, vous pouvez visiter le Palais Dadiani datant du 19e siècle. Il y a également sur le complexe un musée regroupant plein de pièces de collection du monde entier. Si vous avez le temps, vous pouvez également faire un tour au jardin botanique. Si vous êtes sans voiture de location, c’est également d’ici que partent les minibus vers Mestia.

Puis, nous reprenons notre route vers Mestia qui est à environ 140 kilomètres de distance et parcourue en 3h30 sans arrêt.


La route entre Zugdidi et Mestia est magnifique. On longe la rivière Inguri, qui devient de plus en plus encaissée, surtout après avoir passé l’impressionnant barrage sur ce même fleuve. Les montagnes se rapprochent, les virages se multiplient et les panoramas deviennent spectaculaires. Vous découvrirez sur la route beaucoup de cascades, on a même pu se baigner dans certaines d’entre elles malgré l’eau glacée! On a aussi aimé les ponts en bois, souvent à la structure questionnable, qui traversent la rivière en direction de villages isolés.

A la découverte de Mestia

Nous arrivons enfin à Mestia, au cœur de la Haute-Svanétie, qui est probablement l’un des endroits les plus impressionnants où nous sommes allés en Géorgie jusqu’à maintenant. Le village est entouré de sommets à plus de 5000 mètres, de glaciers, et de vallées profondes, avec ces fameuses tours de garde médiévales en pierre qui donnent un charme unique au paysage. C’est le point de départ idéal pour randonner : le sentier vers le glacier de Chalaadi est l’un des plus accessibles et offre des panoramas incroyables, tandis que la randonnée jusqu’aux lacs de Koruldi permet de prendre de la hauteur et d’admirer l’Elbrouz et l’Ushba quand le ciel est dégagé.

Village de Mestia, voyage en Géorgie

Pour une découverte plus tranquille, le centre du village est agréable à explorer, avec ses cafés, ses petites boutiques et le musée d’Histoire et d’Ethnographie qui plonge dans la culture svane. Si vous n’avez pas la possibilité de faire de la randonnée par manque de temps mais que vous souhaitez prendre de la hauteur et avoir des vues magnifiques, on vous conseille absolument le téléphérique de Hatsvali qui mène à un belvédère spectaculaire, parfait pour admirer la chaîne du Caucase sans effort. Entre nature, traditions et montagnes monumentales, Mestia est un vrai coup de cœur et un incontournable d’un road trip en Géorgie.

Mestia

Mestia est également l’endroit parfait pour faire des courses, manger ou dormir avant de continuer la route. Attention, de notre côté nous n’avions pas trouvé de chambre à notre budget lors de notre passage n’ayant pas réservé à l’avance et ayant eu des soucis avec internet, nous n’avions pas pu vérifier directement en ligne. Notre voiture de location étant assez grande, on a fait le choix de passer la nuit dedans. Surtout que nous avions prévu une courte nuit pour repartir dès le lever du jour.

Ushguli : un village hors du temps

Ushguli, un des plus beau village de Géorgie

Au petit matin, nous prenons la route en direction d’Ushguli. Il s’agit d’un des plus hauts villages du Caucase qui est à environ 2100 mètres d’altitude. Aujourd’hui, la route a été goudronnée (en 2024), ce qui rend le trajet entre Mestia et Ushguli réalisable pour tous, mais il y a encore quelques années, il fallait obligatoirement un 4×4 et l’hiver, le village était coupé du monde.

Sur le chemin on passe à proximité de la station de ski de Tetnuldi, puis le col d’Ughviri à 1930 mètres. On traverse plusieurs fois la rivière (toujours l’Inguri) et quelques petits villages où on aperçoit également des tours svanes. Puis après une cinquantaine de kilomètres et 1h30 de route on arrive à Ushguli.

Ushguli

Le décor est monumental. Littéralement à couper le souffle : le mont Shkhara (5193 mètres) domine toute la vallée. Les vieilles maisons en pierre, les tours médiévales, les chemins qui partent dans les sommets, c’est sûrement un des paysages qui m’ont le plus marqué dans tous mes voyages. Il faut dire que nous avons eu de la chance avec la météo: nous avions un ciel bleu magnifique.

Ushguli

Le village n’est pas classé à l’UNESCO pour rien, il le mérite vraiment. En plus des tours de défense svanes, l’église de Lamaria, construite sur une colline, date du 10e siècle. Nous passons quelques heures rien qu’à profiter du paysage. Vous trouverez à Ushguli le nécessaire pour vous restaurer également. L’église Saint-Georges et le musée ethnographique à proximité valent la peine d’être visités aussi.

On quitte Ushguli par une route magnifique

Nous décidons ensuite de ne pas faire demi-tour mais de continuer notre route en empruntant la piste qui va jusqu’à Lentekhi. La route a également été goudronnée tout dernièrement et je trouve que nous avons eu de la chance d’avoir pu faire ce beau trajet en mode « aventure » : traversées de rivières ou autres petites galères qu’on a sur ce genre de route. Aujourd’hui on peut emprunter la nouvelle route goudronnée et faire ce trajet en 2 heures environ (nous avions mis bien plus !).

En chemin, vous passerez notamment le Dadiashi Mountain Viewpoint, un magnifique point de vue sur les sommets. Et aussi le col de Zagari à plus de 2600 mètres d’altitude. En réalité, nous avions mis plusieurs heures à faire le trajet car nous faisions sans cesse des pauses pour admirer le paysage, toujours sublime.

Borjomi et retour vers l’Arménie

Découverte de Borjomi

Pour notre dernier jour en Géorgie, nous avions pour objectif de voir la ville thermale de Borjomi, puis de passer la frontière au niveau de Ninostminda-Bavra pour arriver à Gumri et s’y reposer un peu avant de poursuivre notre aventure en Arménie.

Borjomi
Eau Borjomi

Borjomi est surtout connue pour son eau minérale au hydrocarbonate de sodium. Elle est d’ailleurs vendue dans beaucoup de pays de l’est. L’histoire de la ville remonte au 9e siècle, à l’époque de la route de soie. Mais elle est devenue célèbre au 19e siècle. Durant l’empire russe, l’aristocratie venait ici pour faire des cures et profiter du climat doux de cette ville. Borjomi est située à environ 800 mètres d’altitude et est entourée de forêts. L’eau aiderait pour les problèmes digestifs et respiratoires, vous pouvez la boire directement à la source. L’hiver, il est également possible de faire du ski.

Route vers l’Arménie

Nous devions par la suite terminer notre voyage en Géorgie et aller donc directement à Gumri, à 3h30 de route. Mais notre GPS était réglé sur le trajet le plus court, ce qu’on n’a pas vu tout de suite! En effet, après pas mal de route, on voit que l’asphalte s’arrête et que c’est une piste qui grimpe dans la montagne. Après avoir regardé Google Maps, on comprend qu’on s’est trompé de route. Au lieu de prendre la belle route goudronnée qui fait le tour de la montagne, nous sommes allés en plein dedans! Étant en 4×4, nous continuons donc sur la M20, et franchement, bien que par endroits la route soit vraiment en mauvais état, ce fut une superbe expérience !

Seul moment de doute: lorsque, déjà la nuit tombée, sur un col nous passons un poste militaire. Nous avons droit à un vrai contrôle avec fouille du véhicule et une attente de plusieurs dizaines de minutes le temps de la vérification de nos passeports. Mais tout s’est bien passé : les militaires nous expliquent que nous sommes dans une zone frontalière et que, sur ces petites routes peu empruntées (surtout la nuit), nous paraissions un peu suspects en tant qu’étrangers, de plus, avec un 4×4 immatriculé en Arménie. Nous pouvions être des braconniers ou des contrebandiers. Les militaires nous rendent donc nos passeports et nous demandent de conduire avec prudence car de nuit la piste, puis la route jusqu’à la frontière est parsemée de nids de poules.

Route de nuit voyage en Géorgie

Nous passons donc la frontière avec l’Arménie en pleine nuit, et arrivons à Gumri pour finir la nuit et faire notre plus belle grasse matinée!

Ce qu’on a pas eu le temps de voir en Géorgie

Bien que très intense, nous n’avons pas eu le temps de voir tout ce que nous aurions aimé :

  • Aller vers Stepantsminda et découvrir la région montagneuse de Kazbegi au nord de Tbilissi.
  • Découvrir le monastère David Gareja datant du 4e siècle à la frontière avec l’Azerbaïdjan.
  • Faire une excursion en 4×4 dans la région de Tusheti, qui reste moins fréquentée que les autres zones montagneuses.
  • Visiter Vardzia, une immense cité troglodyte du 12e siècle entre Tbilissi et Koutaissi.

La Géorgie mérite clairement un deuxième voyage !

La cuisine géorgienne : un bonheur absolu

Tout comme en Arménie voisine, il est impossible d’aller dans le Caucase sans goûter sa riche gastronomie! Nous avons vraiment apprécié chacun de nos repas ici.

 Voici quelques exemples de plats locaux :

Nos plats préférées goutés en Géorgie :

🍲 Khinkali : raviolis géorgiens

🧀 Khachapuri : pain au fromage

🥩 Mtsvadi : brochettes

🌱 Pkhali : légumes mixés aux noix

🍛 Lobio : haricots mijotés

🍰 Tchourtchkhela : Les ingrédients principaux sont des noix qui sont recouvertes de jus de raisin gelifié.

Affiche restaurant pendant voyage en géorgie

Bilan de notre voyage d’une semaine en Géorgie : intense et pleine de surprises

La Géorgie a été un vrai coup de cœur.
En une semaine, on a eu l’impression de traverser plusieurs pays : capitale vivante, stations balnéaires à la Dubaï sur la mer Noire, montagnes géantes, villages perdus, routes non goudronnées…
C’est un pays sincère, accueillant, qui surprend constamment.

Si vous préparez un road trip dans le Caucase, la Géorgie mérite une place de choix dans votre itinéraire.
Et si vous voulez continuer l’aventure, on recommande aussi notre guide complet sur l’Arménie : les deux pays se combinent parfaitement.

N’hésitez pas à découvrir nos autres road trips comme notre voyage de 2 semaines au Japon.


F.A.Q.

Quelle est la meilleure période pour voyager en Géorgie ?

La meilleure période pour voyager en Géorgie s’étend de mai à octobre. Le printemps et l’automne sont parfaits pour la randonnée. L’été est idéal pour profiter de Batoumi et des plages de la mer Noire.

Est-ce que la Géorgie est un pays sûr ?

Oui, la Géorgie est très sûre, même dans les régions reculées. Seul point : peu de réseau en montagne.

Faut-il un visa pour visiter la Géorgie ?

Non, les citoyens français peuvent entrer sans visa pour un séjour touristique.

Comment se déplacer en Géorgie ?

La voiture est idéale pour explorer les montagnes. Sinon, les marshrutkas (minibus) relient toutes les grandes villes.

Les routes sont-elles difficiles en Géorgie ?

Les routes principales sont bonnes, mais en montagne certaines sections sont étroites ou non asphaltées. Un véhicule de type SUV est conseillé.

Quel budget pour une semaine de voyage en Géorgie ?

Une semaine revient en moyenne à 400–700 € selon le type d’hébergement et les activités.

Quelle randonnée faire à Mestia ?

Les randonnées vers le glacier Chalaadi ou les lacs Koruldi sont parmi les plus belles et accessibles.

Où aller absolument en Géorgie ?

Tbilissi, Batoumi, les canyons de Martvili, la Svanétie, Mestia et Ushguli sont incontournables.

Faut-il parler géorgien pour voyager en Géorgie ?

Non, l’anglais est assez parlé par les jeunes, et la communication reste simple.


Source des images externes pour les lieux où nous n’avions pas pris de photos :

Koutaïssi: AR Paris France, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=82220930

Canyon: Paata vardanashvili, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=59613334

Promenade Batoumi: Sergey Sebelev, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=93975305

Pont en pierre Adjarie: Wojciech Biegun, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=56995837

Cascade Adjarie: Uwe Brodrecht, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=68341886

Borjomi eau: D Samsonov, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=17539052