Lors de notre voyage de deux semaines au Japon et après une journée à Osaka, nous avons décidé d’explorer Kyoto. Plus loin de la folie urbaine d’Osaka, nous avons décidé d’y passer deux jours pour explorer un Japon plus traditionnel. Dès que nous avons posé les pieds à Kyoto pour visiter la ville en 2 jours, le changement d’ambiance est frappant. On sent une ambiance plus décontractée et calme. Kyoto est l’ancienne capitale impériale du Japon et contraste avec la modernité d’Osaka. Nous avions pour objectif d’explorer les incontournables et de nous plonger dans la tradition japonaise le temps de deux jours. Dans cet article, on vous détaille notre itinéraire et on vous donne quelques conseils pratiques pour profiter de Kyoto sans la foule.
💡 Conseils pratiques pour visiter Kyoto
Meilleures saisons : printemps (cerisiers) et automne (érables rouges).
Se déplacer :
- Transports en commun : nous avons utilisé les différentes lignes de train et métro a plusieurs reprises.
- Vélo : il est possible de louer un vélo pour explorer à son rythme.
- À pied : en vous baladant à pied, vous pourrez découvrir les petits sanctuaires cachés.
Éviter la foule : lever tôt, visiter en semaine, loger près des sites majeurs pour y être dès le lever du soleil.
Respect des lieux : silence dans les temples, pas de photos des geishas sans autorisation.
Préparatifs : Nos astuces pour préparer sa visite à Kyoto
Comment se rendre à Kyoto ?
Il n’y a pas d’aéroport desservant directement Kyoto. Vous arriverez donc très probablement depuis Osaka ou Tokyo.
Comment aller à Kyoto depuis Osaka
Dans le cadre de notre itinéraire, nous sommes arrivés à Kyoto depuis Osaka. Pour faire le trajet, vous avez plusieurs options.
- Shinkansen : rapide (30 min), confortable, un peu plus cher. Il part de la gare d’Osaka Umeda et arrive à la gare de Kyoto
- Train local / banlieue (JR ou Keihan Line) : plus lent, mais économique et pratique selon l’emplacement de l’hôtel.
Notre hôtel était à quelques minutes du sanctuaire Fushimi Inari. Nous avons donc pris la Keihan Line qui nous déposait juste à côté. C’est plus long, mais on a profité des vues sur le trajet, et on a pu se rendre directement à notre hôtel pour déposer nos bagages en arrivant.
Comment aller à Kyoto depuis Tokyo
Depuis Tokyo, le plus simple est de prendre le Shinkansen. En effet, celui-ci relie Tokyo à Kyoto en un peu plus de deux heures.
Où loger à Kyoto ?
Un de nos objectifs était de visiter les torii du Fuhsimi Inari en évitant les foules. Pour cela, nous avons trouvé un hôtel juste à l’entrée du sanctuaire, pour y aller dès le lever du soleil. On vous recommande le quartier très calme, bien desservi, qui permet de rejoindre rapidement les principaux sites touristiques. Nous avons passé deux nuits à l’hôtel One More Heart pour moins de 50€ la nuit, ce qu’on trouve être un très bon tarif.
Nous avons aussi considéré d’autres options selon les envies :
- Gion / Higashiyama : traditionnel, ruelles pavées, charme ancien.
- Kyoto Station : pratique pour les transports et les excursions.
- Arashiyama : idéal pour un séjour nature et tranquille.
Que faire à Kyoto ? Notre itinéraire de deux jours.
Les incontournables à voir à Kyoto:
Nos 5 incontournables de Kyoto :
- Le temple Kiyomizu-dera
- Le quartier historique de Gion,
- Le sanctuaire Fushimi Inari-taisha et ses milliers de torii rouges,
- La forêt de bambous d’Arashiyama,
- Les jardins zen disséminés dans la ville.
Jour 1 pour visiter la ville impériale en 2 jours : Kyoto, entre ruelles historiques, atmosphère zen et centre-ville animé.
Pour cette première journée, nous avons exploré le centre historique de Kyoto. Notre itinéraire nous a ensuite menés au centre actuel de Kyoto pour profiter d’un coucher de soleil sur une plateforme d’observation au 15ᵉ étage.
Matinée : Ascension vers Kiyomizu-dera
Après avoir déposé nos bagages à l’hôtel, nous avons repris la Keihan Line jusqu’à la station Kiyomizu-Gojo. Depuis la gare, nous sommes montés à pied jusqu’au temple de Kiyomizu-dera. Google Maps nous a proposé un itinéraire alternatif qui passait par… un cimetière. Il est vrai que ça peut paraître étrange, mais on a particulièrement apprécié. D’un côté, on évite l’itinéraire qu’empruntent tous les touristes, et en même temps, on découvre les traditions funéraires japonaises. Ici, les tombes sont souvent regroupées en rangées bien ordonnées, décorées de lanternes et de fleurs, reflétant le respect et la simplicité des rites funéraires japonais.
Une fois arrivés au temple de Kiyomizu-dera, on est plongé au milieu de la nature paisible et des sanctuaires colorés. Kiyomizu-dera est connu pour sa plateforme principale en bois. Elle est construite sans aucun clou et s’avance au-dessus de la vallée et offre une vue imprenable sur la ville. Au printemps, vous aurez une vue magnifique sur les cerisiers en fleurs. En automne, la vallée se couvre de couleurs orange, jaune et rouge. L’accès à la plateforme est payant (500 Yens) mais vous pouvez profiter des vues et du calme du reste du sanctuaire gratuitement.


Début d’après-midi : Exploration dans l’historique quartier de Gion
Une fois notre visite terminée, nous sommes redescendus pour explorer le quartier historique de Gion. Ce quartier est un quartier emblématique de Kyoto, ancien centre des geishas. Il a en quelque sorte conservé l’âme historique de Kyoto. Avec ses rues pavées, maisons traditionnelles en bois et boutiques artisanales, il nous transporte dans l’histoire du Japon. On passe ensuite par les incontournables rues Sannenzaka et Ninenzaka pour prendre des photos de carte postale avec la pagode Yasaka en fond. Ici, impossible d’éviter les foules de touristes, même sous la pluie. On a dû être inventifs pour prendre des photos sans trop de monde dessus.



Nous avons continué à explorer le quartier sans itinéraire défini pour se perdre dans les ruelles. On est même tombé sur une ruelle ou les habitants ont interdit les photos. C’est sympa, car les touristes évitent la rue, mais on peut quand même y passer en restant silencieux et sans s’arrêter. On a de cette façon trouvé quelques ruelles plus authentiques et sans foules. Il y a plusieurs temples dans le quartier avec des jardins zen. Nous avons fini notre balade au canal de Shirakawa dans une ambiance paisible, on y a même croisé un héron qui profitait du canal pour pêcher.
Fin de journée : retour vers la gare et flânerie

Pour la suite de notre itinéraire à Kyoto, nous devions nous rendre à la gare pour acheter nos billets de Shinkansen pour la suite de notre itinéraire au Japon. On s’y est donc rendus à pied, en profitant pour flâner et faire un peu de shopping. Il y a de très belles promenades sur les bords de la rivière Kamo-Gawa que nous avons longé où les locaux viennent profiter de la nature.
Arrivés à la gare, le centre-ville est bien plus animé. Après avoir acheté nos billets, on est monté au tout dernier étage de la gare pour profiter du Sky Garden. Plus précisément, on y accède par un escalator monumental qui mène au 15ᵉ étage. De là, vous pouvez monter sur la terrasse extérieure qui offre une vue panoramique à 360° sur la ville de Kyoto. On y est resté jusqu’au coucher du soleil, puis on est rentré avec un métro direct jusqu’à notre hôtel pour se coucher en prévision d’un réveil très matinal le lendemain.

Jour 2 pour visiter Kyoto en 2 jours : La ville au lever du soleil – Fushimi Inari et les forêts de bambous
Pour cette journée, nous avions pour objectif de visiter deux incontournables de Kyoto, Fuhsimi Inari et les forêts de bambou, en évitant un maximum les foules.
Fushimi Inari-taisha et ses 1000 torii
Comme mentionné précédemment, nous avons spécifiquement réservé un hôtel aux portes du sanctuaire Fushimi Inari-taisha. Fushimi est célèbre pour ses milliers de portes torii rouges qui créent un chemin à couper le souffle jusqu’au mont sacré Inari. Des milliers de touristes viennent tous les jours pour les visiter et se prendre en photo. Tous les articles de blogs et guides de voyages que nous avons lus avaient un seul conseil : si vous voulez éviter les touristes, venez tôt. On est d’accord à 100% avec eux. En effet, même à 6h du matin, il y avait déjà du monde. Heureusement, il n’y avait pas autant de monde qu’en journée et on a pu prendre quelques clichés sans aucune personne sur la photo.

Hormis les torii, le sanctuaire est aussi très beau avec des petits jardins zen et des temples centenaires. En parcourant les sentiers, vous rencontrerez des dizaines de statues de renards en pierre, considérés comme les messagers du kami (dieu) Inari. Ces renards tiennent souvent dans leurs mâchoires la clé du grenier à riz, symbole de prospérité. Nous avons même trouvé une petite « forêt » de bambou où on a pu prendre des photos sans la foule qu’on voulait éviter à Arashiyama (spoiler : on n’a pas réussi à l’éviter). Après notre visite, nous sommes rentrés à l’hôtel prendre notre petit déjeuner et se reposer avant la deuxième étape de notre journée.
Arashiyama et sa forêt de bambou.
La deuxième carte postale que nous voulions visiter lors de cette deuxième journée était la forêt de bambous. Malheureusement, la plus connue, celle d’Arashiyama, que nous voulions visiter, est à l’opposé du sanctuaire. En effet, le sanctuaire Fushimi Inari-taisha est au sud-est de la ville alors que la forêt se trouve au nord-ouest. Il y a une petite heure de trajet, ce qui nous fait arriver quand les foules sont déjà là. Même avec les foules, le lieu offre une expérience visuelle inoubliable avec ces bambous à perte de vue qui s’élancent à plusieurs dizaines de mètres de haut. L’objectif de visiter la forêt dans le calme est à demi rempli, mais le souvenir est complet. On vous conseille de vous éloigner un peu de la zone touristique et d’explorer les coins un peu moins connus comme Okochi Sanso ou Gio-ji


Une fois notre visite terminée, nous sommes retournés faire une balade le long de la rivière Kamo-gawa jusqu’à rejoindre notre hôtel pour un repos bien mérité après cette journée chargée.
Conculsion d’une visite de Kyoto en 2 jours
Ces deux jours d’itinéraire à Kyoto ont été une parenthèse hors du temps, loin du rythme effréné d’Osaka. Entre les torii rouges du Fushimi Inari au lever du soleil, les ruelles paisibles de Gion et les forêts de bambous d’Arashiyama, on a eu l’impression de voyager dans un Japon plus spirituel, plus authentique. Malgré les foules parfois inévitables, il suffit souvent de se lever tôt, de s’éloigner un peu des circuits touristiques et de se laisser porter par l’ambiance pour sentir battre le cœur de la ville.
N’hésitez pas à aller lire nos autres articles sur le Japon, comme celui résumant notre voyage ou encore notre traversée des Alpes japonaises ou notre guide pour une journée à Osaka réussie.
F.A.Q.
La meilleure période pour visiter Kyoto est au printemps (mars à mai), lorsque les cerisiers sont en fleurs, et en automne (octobre à novembre) pour admirer les érables rouges. Ces saisons offrent un climat agréable et des paysages spectaculaires. En été, il peut faire très chaud et humide, tandis que l’hiver est froid mais calme, avec moins de touristes.
L’idéal est de passer 2 à 3 jours à Kyoto pour découvrir les principaux temples, les quartiers historiques et les forêts de bambous. Deux jours suffisent pour voir les incontournables comme Fushimi Inari-taisha, Gion, Kiyomizu-dera et Arashiyama.
Depuis Osaka, vous pouvez rejoindre Kyoto en Shinkansen (30 minutes) ou en train local (1 heure environ). Le Shinkansen est rapide et confortable, mais un peu plus cher. Les trains locaux (JR ou Keihan Line) sont une alternative économique et desservent de nombreux quartiers, dont Fushimi Inari.
Pour visiter Kyoto en 2 jours, le mieux est de loger près de Fushimi Inari ou du centre historique de Gion/Higashiyama. En effet, ces quartiers permettent de visiter les sites majeurs tôt le matin avant la foule. Si vous préférez la praticité, le secteur de Kyoto Station est idéal pour accéder facilement aux transports.
Pour profiter de Kyoto sans la foule, le secret est de se lever tôt. Les sites comme Fushimi Inari ou Arashiyama sont beaucoup plus calmes avant 8h du matin. Évitez les week-ends et les périodes de vacances japonaises, et privilégiez les visites en semaine. Loger à proximité des sites majeurs permet aussi d’y accéder dès l’aube.
Kyoto dispose d’un excellent réseau de métros, bus et trains. Pour les courtes distances, le vélo est très pratique. Beaucoup de quartiers se découvrent aussi très bien à pied, notamment Gion, Higashiyama ou Arashiyama. Les pass journaliers de transport sont avantageux pour les visiteurs.
